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Dition#1  Around and Around
triptych

2002/2005 - "1813-Blisters"

Premier volet du triptyque "Around and Around", mail Art.

Les toiles de "l'inventaire" 1992/2000 (200x150cm) contenaient 1813 empreintes, nombre sans signification aucune, résultant de la trame qui en organisait les emplacements.

A partir de l'année 2000, "l'ordre de dispersion" a été décrété.

Les empreintes désormais " libérées" de la toile ont pu être l'objet de différentes séries, aux supports variés ainsi qu'aux nombres dont elles se constituaient.

Au cours de l'année 2002, une série composée de 1813 empreintes (reprenant l'inventaire) furent encapsulées individuellement dans 1813 blisters.

(blister : compartiment en plastic transparent, originellement destiné aux produits de consommations diverses. 

Ici le blister est détourné au profit d'une sorte "d'écrin".

Cette série, intitulée "1813/Blisters" a été envoyée par la poste sous enveloppe simple à des destinataires inconnus, réalisant ainsi une installation dispersée aux quatre coins du monde.

L'idée de principe étant d'envoyer une empreinte dans des endroits où je n'irai probablement jamais de ma vie.

Après une collecte d'adresses allant de galeries, musées, collectionneurs et anonymes... Ces blisters se dispersèrent comme autant de bouteilles à la mer.

Une empreinte/Blister (une boite plastique) 11cm x 7cm ​​​

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installation/vue d'atelier avant envoi

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2006  "The Brooklyn Series"

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Second volet du triptyque "Around and Around" -  Stacy Stewart Smith gallery, Brooklyn/NY

En 2005, une empreinte arrive dans une galerie à Brooklyn (NY). Un texte de Stacy Tewart Smith raconte la surprise et l'embarras de la réception.

Cette empreinte ( 113/1813) figurera de manière quasiment anonyme dans un accrochage de groupe "Bad Boys".

Ce ne sera qu'après un échange de mails que se mettra en place un projet collectif.

La proposition de Stacy Stewart Smith était de réunir une série de 1813 blisters dans son espace, faisant écho à cette installation dispérsée sur le globe, qu'il avait pu imaginer.

​Installation : 1813 blisters sont présentés aléatoirement dans tout l'espace de la galerie. April 13 /may 14  - 2006

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blister - une empreinte/une boite plastique/11cm x 7cm
 

Note du commissaire d'exposition – Texte de Stacy Stewart SMITH

L'objectif de la plupart des œuvres d'art est de marquer l'esprit du spectateur d'une empreinte qui révèle quelque chose sur la vie sur Terre, ou du moins sur le concept même de celle-ci. Face aux installations d'art contemporain, je suis souvent confronté à un dilemme. À mes yeux, la frontière entre ces installations et les vitrines a toujours été ténue. Le plus souvent, j'ai privilégié ces dernières. Cette opinion s'est forgée après avoir vu de nombreux exemples médiocres. Pourtant, lorsque je suis arrivée à ma galerie un après-midi, il y a un an, et que j'ai trouvé une simple lettre de Paris, j'étais loin de me douter que j'allais vivre et participer à l'une des installations d'art contemporain les plus profondes de tous les temps. Au début, l'enveloppe m'a inquiétée, car elle ne portait pas d'adresse d'expéditeur ; j'ai cru à une plaisanterie de l'un de mes collègues. Ma tentative pour jeter un coup d'œil à l'intérieur a lamentablement échoué, mais je n'ai pas encore ouvert la lettre.

Vingt-quatre heures plus tard, le mystère me rongeait, et j'ai fini par céder à la tentation. À l'intérieur se trouvait une empreinte digitale imprimée, enfermée dans un blister en plastique transparent (le numéro 113 sur 1813 exemplaires), provenant d'une installation présentée dans une galerie parisienne. J'ai été naturellement amusé à l'idée que cette installation se poursuivait peut-être à travers le monde. Oui, me suis-je dit, c'était de l'« art contemporain » et je participais à cette performance en la tenant entre mes mains. Tristan Tzara, Marcel Duchamp et Andy Warhol réunis n'auraient pas pu faire mieux. Ce blister en dit long sur notre époque et plus encore sur nos origines. En ces temps de pandémie et de terrorisme, voilà ce qu'est l'art.

Et maintenant, l'installation continue, même ici à Brooklyn. La galerie Stacy Stewart Smith est fière de présenter « the Brooklyn series », une installation de l'artiste français Aldo Caredda.

Stacy Stewart SMITH Gallery – the Brooklyn series - Brooklyn/NY/ April 13 - May 14 2006

 

 

note from the curator  –  text by Stacy Stewart SMITH
The aim of most art is to leave an impression upon the mind of the viewer which says something about life here on earth or at least the concept thereof. When it comes to fine art installations their often exists within me a quandary. In my opinion, there had always been only a thin line between these installations and window display. On most instances, I have preferred the later. This mindset was developed after seeing many poor examples. However, when I arrived to my gallery one afternoon a year ago and found a simple letter from Paris, I had no idea that I was about to experience and participate in one of the most profound fine art installations of all time. At first the envelope alarmed me, for it bore no return address, I thought it might be a prank cooked by one of my colleagues. My attempt to peek through the envelope failed miserably but I still didn’t open the letter, well, at least not yet.

Twenty-four hours later the mystery was killing me, so, I gave into temptation.Inside was a printed fingerprint encased in a clear plastic blister (number 113 of 1813 pieces) which were of an installation that took place in a Paris gallery. I was naturally amused when the thought resonated that perhaps the installation was continuing all over the world. Yes, I thought, this was “Fine Art” and I was participating in this installation performance as I held it in my hand. Tristan Tzara, Marcel Duchamp and Andy Warhol combined could not have done it any better. This blister says more about our epoch and even more about our origins. In a time of pandemics and terrorism - this is art.
. And now the installation continues, even here in Brooklyn. The Stacy Stewart Smith Gallery is proud to present “the Brooklyn Series” an installation by French Artist, Aldo Caredda.

 

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